Tes yeux, miroir de ton âme ! (ou monologue de ton miroir !)

Ecrit par Chantal

Qui es-tu ?

Plutôt bien fait de ta personne, tu attires les femmes autant que tu le souhaites. Ton béret bien campé sur tes oreilles cache le fourmillement de tes pensées agitées. A l’ombre de tes sourcils épais, se cachent tes superbes yeux bleus qui, sur le coup, semblent inanimés, vêtus de bienséance. . . Un sourire stéréotypé y transparait.
Mais au-delà de ton regard, ton âme se cache et j’y pénètre à la rencontre de « Toi », derrière ton masque ! Je plonge dans tes yeux qui s’ouvrent à moi et me retrouve dans les eaux profondes de tes souvenirs.
Sataya ! Il m’en souvient ! Voguant sur la Mer Rouge, à la rencontre des dauphins noirs. Là, un ban batifole dans les flots, jouant de tout et de rien… Une pirouette et hop ! L’un d’eux te pousse dans le dos de son nez taquin. Le temps de te retourner, il s’éloigne en riant ! Une femelle, flanquée de son petit s’approche et nage à côté de toi ! Elle est si près que vous vous échangez un regard d’âme à âme. Tu frémis, touché au cœur : tu as perçu dans ses yeux gris tant de tendresse, de confiance absolue en toi et de tant d’amour. Plus loin, tu te laisses flotter dans les eaux turquoise… Une grosse, lourde et lente tortue de 300 kilos nage sous toi, imperturbable ! Que tu sois là ou non, que lui importe ! Elle nage, une patte après l’autre avec la queue comme gouvernail. Elle t’ignore complètement !
Des centaines de poissons de toutes couleurs, tels des arcs en ciel, scintillent dans les coraux. La murène se tapit entre deux roches.

Te voici revenu de Sataya et déjà tu repars au gré de tes souvenirs. Je t’y suis à nouveau. C’est le fleuve Saint Laurent qui coule à présent à tes pieds, lent, majestueux, grandiose, encadré de montagnes d’où se déversent mille cascades qui déversent leurs eaux puissantes d’une hauteur impressionnante dans le fleuve qui, calmement, apaise les remous impétueux. Au loin, une baleine à bosse balance son immense queue de haut en bas, battant le rythme lent du fleuve.

Tu vois, où que tu sois, quoique tu montres sur ma surface lisse et réflexible, tu ne peux cacher longtemps tes émois, je te connais si bien. Je suis ton meilleur ami. Tu me dis tout et jamais je ne trahis tes secrets.

© 2016 Tenny De Norre

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