De Peter à la Plume

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Enfoui au fond de nous, il refuse de grandir et se perd entre jeu et réalité
Êtes-vous prêt à le taquiner, à le laisser s’exprimer ?
Badinerie prévue le 1 juillet à 13 heures, vers le pays imaginaire !
N’oubliez pas votre ombre (stylo ou clavier) !
Le but est essentiel… Écrire !
Inscription et renseignement sur demande
jeuxdeplume@gmail.com

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Écris Libre !

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Êtes-vous prêt à créer votre propre liberté, à vous affranchir de toutes restrictions ?
Un nouveau monde s’offre à vous, brisez vos chaînes, évadez-vous vers la délivrance créative.
Libération prévue le 27 mai à 13 heures, vers la pensée sans limite !
N’oubliez pas votre sésame (stylo ou clavier) !
Le but est essentiel… Écrire !
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Chronique de l’Oubli

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L’oubli nous donne la capacité de renaître
Revivre l’aventure annonce à bien des égards l’invention de l’histoire
Allez-vous oser puiser dans l’oubli pour que naisse cette nouvelle vie ?
Odyssée prévue le 29 avril à 13 heures, au-delà de la mémoire !
N’oubliez pas la clef de votre imagination (stylo ou clavier) !
Le but est essentiel… Écrire !
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Éclat-Temps

une-fractale-horlogeAllez-vous le prendre ou le stopper ?
Voici venu le temps, puisque c’est de celui-ci qu’il s’agit,
de visiter l’instant passé ou à venir… Choisissez la rupture pour que naisse l’éclat
Exploration prévue le 18 mars à 13 heures, au-delà des limites temporelles !
N’oubliez pas vos outils de navigation (stylo ou clavier) !
Le but est essentiel… Écrire !

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Empreinte

Ecrit par LaurenceDay 337

Depuis toujours je te suis fidèle, je te suis tout court, pas à pas, partout, sans faille. Je suis ta trace, ton empreinte, la marque de ton passage en ce bas monde. Tu existes et je suis la preuve que tu imprimes au sol à ton rythme.
Je te suis, toujours et partout, sous la pluie, au soleil, dans l’orage et le vent. Toujours. Tu peux compter sur moi ; tu peux compter tes pas. Il n’en manque aucun, jamais. Plus fidèle qu’un chien, plus docile aussi et plus discrète.
Tu cours, je te suis, tu tombes et je m’écrase, tu sautilles, tu danses et je m’envole. Toi et moi, c’est le même et c’est pareil. Ton chagrin, je l’imprime profondément dans la terre. Je connais ton pas lourd et lent quand tout t’échappe ; quand tu sombres à l’intérieur c’est moi qui m’enfonce dans le sol. Et je sais aussi ton allure légère qui effleure à peine l’asphalte quand le bonheur te reprend. Je me fais alors plus discrète et je dessine à peine ton passage d’une marque en points de suspension. Tu glisses alors sur la terre comme une caresse et je ne pèse plus rien.
Tu m’entraînes parfois dans des voyages inattendus. L’autre soir, sous une pluie battante, nous sommes sortis. Les pavés luisaient dans la lumière blafarde des ruelles. Tu marchais trop vite. Je m’effaçais rapidement. J’étais sur tes talons, collée à tes basques dans la crainte de te perdre. Et la pluie derrière moi effaçait ton passage, elle emportait chacune de mes empreintes. Il fallait faire vite, bien m’accrocher, ne jamais te lâcher. A tes trousses c’était toujours moi sous le ciel qui se vidait. Tu courais plus vite et je m’essoufflais dans ton sillage.
Et puis un jour, ce jour-là, ce matin-là, tu es parti plus vite encore. Trop vite pour moi. Tu courais, tu courais encore et je me précipitais comme je pouvais dans ta foulée. Tu étais trop rapide, tes foulées trop grandes, les écarts trop longs. Je perdais du terrain et je suis restée là, au bord du chemin. Petit à petit, le soleil a bu mes derniers contours. Je me suis effacée comme une erreur gommée sur un cahier d’écolier. Toi, tu étais allongé plus loin, à quelques pas, le regard fixé vers je ne sais quoi. Tu venais de t’arrêter. La musique aussi. Notre duo, notre concerto, notre mélodie à deux : tout s’est arrêté.
Et ton âme s’est envolée, sans laisser de trace.

© 2017 Tenny De Norre

EnVie de Voyage

 

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Et si février était le mois du grand départ vers “là-bas”…
Ce sera peut-être un voyage de divertissement, de circonstances ou déterminant ?
Voyage d’outremer ou voyage autour du monde, vous seul connaissez la destination, le motif, l’aboutissement…
Embarquement prévu le 25 février 2017 à 13 heures pour déployer votre imaginaire
N’oubliez pas votre titre de transport (stylo ou clavier) !
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Alter Ego

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Certains l’ignorent… Il est tapi attendant son tour, enfoui, caché parce qu’il n’est pas vous…
Il est l’ombre, le jumeau, le reflet ou l’écho… Mais est-il digne de votre confiance ?
Confrontation prévue le 28 janvier à 13 heures, place au duel !
N’oubliez pas votre artillerie (stylo ou clavier) !
Le but est essentiel… Écrire !

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Tes yeux, miroir de ton âme ! (ou monologue de ton miroir !)

Ecrit par Chantal

Qui es-tu ?

Plutôt bien fait de ta personne, tu attires les femmes autant que tu le souhaites. Ton béret bien campé sur tes oreilles cache le fourmillement de tes pensées agitées. A l’ombre de tes sourcils épais, se cachent tes superbes yeux bleus qui, sur le coup, semblent inanimés, vêtus de bienséance. . . Un sourire stéréotypé y transparait.
Mais au-delà de ton regard, ton âme se cache et j’y pénètre à la rencontre de « Toi », derrière ton masque ! Je plonge dans tes yeux qui s’ouvrent à moi et me retrouve dans les eaux profondes de tes souvenirs.
Sataya ! Il m’en souvient ! Voguant sur la Mer Rouge, à la rencontre des dauphins noirs. Là, un ban batifole dans les flots, jouant de tout et de rien… Une pirouette et hop ! L’un d’eux te pousse dans le dos de son nez taquin. Le temps de te retourner, il s’éloigne en riant ! Une femelle, flanquée de son petit s’approche et nage à côté de toi ! Elle est si près que vous vous échangez un regard d’âme à âme. Tu frémis, touché au cœur : tu as perçu dans ses yeux gris tant de tendresse, de confiance absolue en toi et de tant d’amour. Plus loin, tu te laisses flotter dans les eaux turquoise… Une grosse, lourde et lente tortue de 300 kilos nage sous toi, imperturbable ! Que tu sois là ou non, que lui importe ! Elle nage, une patte après l’autre avec la queue comme gouvernail. Elle t’ignore complètement !
Des centaines de poissons de toutes couleurs, tels des arcs en ciel, scintillent dans les coraux. La murène se tapit entre deux roches.

Te voici revenu de Sataya et déjà tu repars au gré de tes souvenirs. Je t’y suis à nouveau. C’est le fleuve Saint Laurent qui coule à présent à tes pieds, lent, majestueux, grandiose, encadré de montagnes d’où se déversent mille cascades qui déversent leurs eaux puissantes d’une hauteur impressionnante dans le fleuve qui, calmement, apaise les remous impétueux. Au loin, une baleine à bosse balance son immense queue de haut en bas, battant le rythme lent du fleuve.

Tu vois, où que tu sois, quoique tu montres sur ma surface lisse et réflexible, tu ne peux cacher longtemps tes émois, je te connais si bien. Je suis ton meilleur ami. Tu me dis tout et jamais je ne trahis tes secrets.

© 2016 Tenny De Norre

Description du petit pont de bois

Ecrit par Chantal

Au-delà de la porte, un petit pont de bois enjambe un petit ruisseau clair. Sa rambarde arrondie s’incline humblement vers l’autre rive.
Un arbre s’est couché et expose ses racines. Son reflet dans l’eau ressemble à un cerf aux ramures enchevêtrées qui brame au clair de lune.
Le ruisseau s’écoule joyeusement, sautillant de roche en roche. Le long de ses rives, s’ancrent quelques bouquets de roseaux. De petits cercles concentriques indiquent la présence d’un poisson à l’affût d’un intrépide moustique qui virevolte au ras de l’eau !

La porte s’est débloquée et une chute vertigineuse m’entraîne dans ce paysage bucolique.

Les vibrations de l’onde caressent mon corps. Un parfum de bois mouillé s’empare de mes narines et m’entraîne irrésistiblement vers le petit pont de bois qui m’offre le passage vers un petit pré vert.
L’envie me prend de me rouler dans l’herbe et de frôler de mes cheveux la mousse fraîche.

Couchée là, à l’ombre d’un bouleau, je respire la liberté, le doux moment présent. La vie est si belle quand je prends le temps de la vivre intensément !

© 2016 Tenny De Norre

L’enfant à la chandelle

Ecrit par Chantal

L’enfant magicien tenait devant lui sa bougie allumée, éclairant le monde d’une lueur pâle, vacillante. Il cherche son chemin, enfermé dans sa bulle. Comment pourrait-il en sortir ?

« On ne traverse pas un fleuve sans l’avoir longtemps longé » lui murmurait autrefois sa maman quand elle était encore en vie.

« Oui mais de quel côté te trouves-tu maman ? J’aimerais tant te retrouver et me blottir au creux de tes bras, de ton sourire, de ta joie… Ma flamme vacille, comment lui rendre force dans cette longue nuit que je traverse? Comment sortir de cette bulle sans me blesser ? »

La voix de sa maman lui revint en écho :
« Aie confiance en toi mon petit homme ! Tu es le meilleur ! Ton feu intérieur alimentera le feu de ta bougie, la chauffera si fort que la bulle explosera et t’ouvrira la porte vers le grand monde. A toi la Liberté, l’Ouverture de ton Cœur ! Vis ta vie mon enfant ! Je suis près de toi. Aie confiance ! Fonce ! Tu es un enfant merveilleux. Traverse les rivières et les fleuves et gambade à travers les champs fleuris. Suis l’oiseau et le papillon, jamais tu ne te perdras. Vis mon enfant. Remplis ton cœur d’Amour et de Lumière ! »

Et l’enfant traversa le fleuve… devint magicien et fit rêver le monde !

© 2016 Tenny De Norre